Super TONDJO mais tu m'as foutu le cafard Ces rentrées pas toujours bien vécues
Je me souviens de la lecture.
Vous avez préparé la lecture? Livre de lecture page 12, nous allons lire un extrait du grand Meaulnes, qui veut commencer?
plusieurs doigts se lèvent,
Jacques, commence;
une voix pleine de certitude prononce les mots avec précipitation, des rappels à la ponctuation l'interrompt: marque la virgule! c'est un point d'interrogation, interroge!. Une voix hésitante, ânonnant lui succède, puis viens une douce, chantante voix de fille.
N'ayant aucune difficulté pour lire, je suis sure de moi, je laisse mon esprit vagabonder. Entre les lignes apparaît mon canif vert, c'est une récompense à ma participation aux travaux de la ferme. Je suis un grand, j'ai un canif, avec une chainette, toujours accrochée à un passant de mon pantalon, sauf à l'école et au catéchisme.
La voix de Suzanne devient un ronron, ce n'est plus qu'un murmure. Je choisis dans un noisetier une pousse bien droite, sans noeud. Avec le canif je la coupe, l'effeuille. Ce sera mon bâton, de bas en haut, je fais une une petite rainure en spirale pour prélever une bandelette d'écorce, il sera facilement reconnaissable. Je remplis mes poches de noisettes, avant d' aller sous les chênes ramasser des glands. Un gland dont j'enlève l'attache (cupule) pour le corp 2 brindilles pour les bras une pour le cou qui assemblera un gland plus petit avec son attache, ce sera la tête avec un béret et 3 brindilles au bas du corp pour assurer l'équilibre du martien. Et si je faisais un arc? oui.....Boscavert!!!!! je sursaute,
poursuis la lecture,
avec précipitation je lis la première ligne:
Une à une, les voitures s'en allaient ; les roues grinçaient sur le sable de la grande allée..
des rires moqueurs fusent, un "Silence!!" interrompt
ou étais tu boscavert? tu as oublié de tourner la page
Il était dans la lune
Silence! tu n'a pas suivi, boscavert?
si maitresse
alors demain tu me présenteras un résumé des 2 pages que nous venons de lire, tu sais faire un résumé?
oui madame,
je veux 15 lignes
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)
Un beau matin, ma mère me déposa à ma place, et sortit sans mot dire, pendant qu'il écrivait magnifiquement sur le tableau : « La maman a puni son petit garçon qui n'était pas sage. » Tandis qu'il arrondissait un admirable point final, je criai : « Non ! Ce n'est pas vrai ! » Mon père se retourna soudain, me regarda stupéfait, et s'écria : « Qu'est-ce que tu dis ? - Maman ne m'a pas puni ! Tu n'as pas bien écrit ! » Il s'avança vers moi
La gloire de mon père Marcel Pagnol
Suite:)
Il s'avança vers moi :
« Qui t'a dit qu'on t'avait puni?
C'est écrit. »
La surprise lui coupa la parole un moment.
« Voyons, voyons, dit-il enfin, est-ce que tu sais lire ?
Oui
Voyons, voyons... », répétait-il.
Il dirigea la pointe du bambou vers le tableau noir.
« Eh bien, lis. »
Je lus la phrase à haute voix.
Alors, il alla prendre un abécédaire, et je lus sans difficulté plusieurs pages...
Je crois qu'il eut ce jour-là la plus grande joie de sa vie.
Lorsque ma mère survint, elle me trouva au milieu des quatre instituteurs, qui avaient renvoyé leurs élèves dans la cour de récréation, et qui m'entendaient déchiffrer lentement l'histoire du Petit Poucet... Mais au lieu d'admirer cet exploit, elle pâlit, déposa ses paquets par terre, referma le livre, et m'emporta dans ses bras, en disant : « Mon Dieu! mon Dieu!...»
Sur la porte de la classe, il y avait la concierge, qui était une vieille femme corse : elle faisait des signes de croix. J'ai su plus tard que c'était elle qui était allée chercher ma mère, en l'assurant que «ces messieurs» allaient me faire «éclater le cerveau ».
Ouais, franchement, parfois, on gagnerait beaucoup à les écouter nos petits..
« Pourquoi on dit le « jaune » d'oeuf ? il est pas jaune, il est orange »
pas faux..
Pourquoi on dit qu'Antonin est noir ?...Il est pas noir, Antonin, il est marron foncé
Hé ouais, il n'est pas noir Antonin, et moi je suis pas blanche non plus, je suis beige.. c'est à dire marron dilué;)
On est tous marron quoi.. plus ou moins dilués..
Ils sont forts nos petiots , il suffit de les écouter ...
Je ne me souviens pas de mon enfance ; je fus
probablement malheureux comme tous les ânons,
joli, gracieux comme nous le sommes tous ; très
certainement je fus plein d'esprit, puisque, tout
vieux que je suis, j'en ai encore plus que mes
camarades. J'ai attrapé plus d'une fois mes
pauvres maîtres, qui n'étaient que des hommes, et
qui, par conséquent, ne pouvaient pas avoir
l'intelligence d'un âne.
Mêmoire d'un âne. Comtesse de Ségur
@Boscavert, pourquoi ne pas laisser cette citation à Tareg ? Tu n'es plus un oiseau vert ?
MON BEAU PIC-VERT Rbert Casanova
Frappes régulières,
Caché derrière
Branches nourricières,
Pas de mystère,
Bonjour pic-vert !
Posé par terre,
Vert militaire,
Plus ou moins clair,
Tête rouge altière,
C'est mon pic-vert !
Bec long très fier
Sûr comme des serres,
Il exaspère
Les fourmilières,
Mon beau pic-vert !
Puis il s'affaire,
Pour son dessert,
Sur un tronc vert,
La queue en l'air..
Salut pic-vert !
Réflexion adressée aux filles trop bavardes: Arrêtes, de jacasser, tu es une vraie pie
L'aigle et la pie
Jean de La Fontaine
L'Aigle, reine des airs, avec Margot la pie,
Différentes d'humeur, de langage, et d'esprit
Et d'habit,
Traversaient un bout de prairie.
Le hasard les assemble en un coin détourné.
L'Agasse eut peur, mais l'Aigle, ayant fort bien dîné,
La rassure, et lui dit : « Allons de compagnie :
Si le maître des Dieux assez souvent s'ennuie,
Lui qui gouverne l'Univers,
J'en puis bien faire autant, moi qu'on sait qui le sers.
Entretenez-moi donc, et sans cérémonie. »
Caquet-bon-bec alors de jaser au plus dru,
Sur ceci, sur cela, sur tout. L'homme d'Horace,
Disant le bien, le mal, à travers champs, n'eût su
Ce qu'en fait de babil y savait notre Agasse.
Elle offre d'avertir de tout ce qui se passe,
Sautant, allant de place en place,
Bon espion, Dieu sait. Son offre ayant déplu,
L'Aigle lui dit tout en colère :
« Ne quittez point votre séjour,
Caquet-bon-bec, ma mie : adieu ; je n'ai que faire
D'une babillarde à ma cour :
C'est un fort méchant caractère. »
Margot ne demandait pas mieux.
Ce n'est pas ce qu'on croit que d'entrer chez les Dieux :
Cet honneur a souvent de mortelles angoisses.
Rediseurs, espions, gens à l'air gracieux,
Au coeur tout différent, s'y rendent odieux,
Quoiqu'ainsi que la Pie il faille dans ces lieux
Porter habit de deux paroisses.
Jean De Lafontaine est aussi un auteur de contes grivois
Soeur Jeanne est vantée pour sa piété...
Soeur Jeanne
Soeur Jeanne ayant fait un poupon,
Jeûnait, vivait en sainte fille;
Etait toujours en oraison;
Et toujours ses soeurs à la grille.
Un jour donc l'abesse leur dit :
Vivez comme soeur Jeanne vit,
Fuyez le monde et sa séquelle.
Toutes reprirent à l'instant :
Nous serons aussi sage qu'elle,
Quand nous en auront fait autant.
Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
Slam - Le Temps..
Consulter le lien externe
J'ai perdu mon temps, fouillé la toile, j'y ai gagné la lecture d'un beau texte. J'ai pris le temps, proposé à un ami guitariste, le mettre en musique. Il n'avait pas le temps, il ne savait à quel temps le mettre. Le temps est beau, est ce aussi le temps d'une réponse?
moi monde coeur papillon
Laisser filer le temps
laisser filer le temps
Le lac est lisse, y'a pas une ride
Juillet brûlant promet des jours arides
Mon coeur au ralenti qui sombre
Je somnole sous une aile d'ombre
Le soleil hisse son corps de feu dans le ciel
Les abeilles virevoltent en quête de miel
Refrain :
Le temps ralentit et les heures s'étirent
A l'horizon reste le bonheur en point de mire
Pas de rendez-vous inutile et futile
Juste l'été et ses plaisirs tactiles
Pas de soupes et de soirs au coin du feu
C'est les grillons, moi et leur chant mystérieux
Je suis là posé comme un papillon fragile
La rosée fraîche mouille mes pieds agiles
Un cerf se désaltère en courbant le cou
Chaque jour fidèle au rendez-vous
Le monde se cache du soleil qui brûle
Sous la canicule même les serpents capitulent
Je goûte ce temps qui file entre mes doigts
Pas d'avant pas d'après juste l'instant qui fait loi
Puis le jour décline, le ciel enfin rougeoit
De nouveau le cerf sur la rive qui boit
Les heures soupirent et créent une bulle
Lentement je me glisse dans le crépuscule
Et demain recommencer, et demain recommencer