Bonjour
TONDJO, C'est de la provoc....................LOL
Bonjour TONDJO il y a longtemps que je ne t ai lu c est a la foi du présent , du futur et du plus que parfait .
Depuis, le plus sage des wazos ayant quelques doutes sur la coiffe en plumes de notre indien adoré, préféra prudemment aller boire dans le ruisseau ...
TONJO,
Bravo, super , sympa, on s'y courait presque, il est vrai que cette année nous revoyons des coccinelles dans le jardin, sans doute moins de pollution: mais jusqu'à quand?
A+
En vous lisant, je me mare, comme votre wazo assoiffé !
je n'ai que cela comme réponse pour de ce sujet, votre oiseau DE PASSAGE. Dom Consulter le lien externe
Beaucoup aimé ce texte ,j'aime aussi observer tous ces oiseaux dans mon petit jardin.hélas je dois aussi chasser les prédateurs mrs les chats.......
Titre : Les oiseaux déguisés
Poète : Louis Aragon (1897-1982)
Recueil : Les Adieux et autres poèmes (1982).
Tous ceux qui parlent des merveilles
Leurs fables cachent des sanglots
Et les couleurs de leur oreille
Toujours à des plaintes pareilles
Donnent leurs larmes pour de l'eau
Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu'il voit
Ce qu'il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix
Ses secrets partout qu'il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l'ai quitté
Et les teintes d'aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d'une nuit d'été
Automne automne long automne
Comme le cri du vitrier
De rue en rue et je chantonne
Un air dont lentement s'étonne
Celui qui ne sait plus prier.
Louis Aragon.
Jean Ferrat - Restera-t-il un chant d'oiseau
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Dominique A
Le courage des oiseaux
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Coucou, et oui!!
ça se passe comme cela aussi ....Les guêpes et les prunes.... Les lézards...
Et surtout la raréfaction des insectes, C'est stupéfiant et inquiétant.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un énorme orage a éclaté sur mon champ. De l'eau enfin, les maïs des champs voisin en piteux état auront-ils une nouvelle chance. Les fèverolles du champ d'à côté sont mortes elles Grillées. Oui observons....
Même les chauve-souris sont rares et Plus une seule taupe. Où se réfugient-elles ces tunnelières ?
Et j'ajoute ici une nouvelle histoire de jardin ...Perché celui-là.
Le Jardin suspendu, le jardin perche.
1
C'est une idée bien saugrenue que celle d'un jardin suspendu. Sortie de quel esprit de poète, en suspension peut-être et qui chasse d'un mot tout principe de gravitation ?
Qui a vu un seul jardin suspendu ?
Un mot, une histoire, chantée, portée par le souffle des poètes, répétée depuis l'origine du monde et qui ensemence l'imaginaire des hommes ? ou bien une légende qui trouve sa source au temps de Nabuchodonosor amoureux ou bien peut-être de la reine Sémiramis qui vivait au 8ème siècle avant JC ?
Aucune trace sur le terrain et rien de probant non plus dans les récits retrouvés par les archéologues de la Littérature. Seulement, dit par tous : « les Jardins Suspendus de Babylone ou bien de Ninive ou bien de Nulle part étaient une des Sept merveilles du monde antique » Un ouvrage extraordinaire des hommes qui entretenaient un commerce régulier avec les dieux du ciel, de la terre, des eaux et d'autres lieux improbables.
La mémoire de la vie au sein de la nature toujours inscrite dans les fibres des corps féconde les désirs. Dans l'Univers qui croit sans cesse le monde des hommes rétrécit avec leur nombre qui augmente. Et partout resurgit le désir de jardin, de la merveille suspendue, ici, là dans les villes en haut des immeubles et au sommet des tours.
A chacun son jardin dans le ciel ? Suspendu ?
2
Là c'est l'histoire vraie d'un petit Jardin Perché, théâtre de petites péripéties qui est contée.
Nous sommes en Allemagne. Le pays des forêts des frères Grimm et du Petit chaperon rouge… L'Allemagne, la vieille Germanie, contrée de vastes forêts peuplées de tribus barbares venues avec leur cortège de dieux, génies, elfes et de leurs intercesseurs mi-dieux mi-animaux, mi-végétaux, qui se mélangeaient et s'additionnaient, depuis le nord et l'est.
Tout ce monde s'organisait ici, dans la forêt, dans l'univers d'Yddragzill, l'arbre-monde que les peuplades vénéraient sous un grand frêne appelé l'Irminsul, l'arbre colonne sanctuaire. Monde dérangé par César Imperator puis anéanti par Charlemagne empereur. L'Irminsul avait été pillé et saccagé et à la fin de féroces batailles Charlemagne vainquit Viduking, chef saxon, le converti et le baptisa.
Ce tragique épisode n'interrompit pas la profonde musique de la forêt, des arbres et de la nature qui continue d'irriguer l'âme des hommes. Telle le cours de la Moldau, la musique enfle, enfle.
Ne l'entendez-vous pas ?
3
Dans le Jardin Perché sur la terrasse du troisième étage d'un immeuble qui domine la terrasse du deuxième étage de l'immeuble d'à côté qui domine un jardin intérieur, dans le puits tout au fond, la petite forêt, avatar de la vaste forêt primitive est miniature.
Le premier arbre arrivé ici nécessite une attention particulière et exige même une révérence, s'il vous plait. Ce fut le petit Tilleul aux feuilles en forme de coeur, dans un pot bien trop grand pour lui.
Un Tilleul sacré, au double, triple mérite.
Le petit Tilleul était un cadeau d'épousailles qui se déroulèrent à Hambourg et dont l'intention du donateur était claire : « Dans la tradition nordique, le tilleul était dédié à la déesse Frigg, déesse de l'amour et de la fertilité mais aussi symbole de justice ».
Ce Tilleul était aussi de noble lignée, descendant du célèbre Tilleul rendu immortel par Max Liebermann qui le peignit en 1903. Il ornait la terrasse de l'Hôtel Louis Jacob, sur les berges de l'Elbe où se déroulèrent les festivités dudit mariage.
Un petit tilleul sacré fort choyé donc, mais dont la croissance perchée et empotée lui réserva bien des souffrances qui seront narrées.
Vinrent d'autres petits arbres empotés aussi dont il fut tout espéré. Des abricots mêmes et d'autres dont on ne se souvient plus. De Profondis.
Le lieu ensoleillé et le climat souvent chaud autorisèrent l'arrivée d'espèces plus exotiques telles un Pin Parasol et un Erable du Japon moyennement nain, aux feuilles rouges délicatement découpées. Il est toujours le plus beau dans son pot de terre vernissée. Puis des conifères non identifiés et des plantes fleuries au nom bien trop composé et compliqué.
Le long du mur une autre plante adulée, la Glycine qui embellit chaque année et s'étire désormais jusqu'aux grilles de la fenêtre de l'étage du dessus.
Enfin des pots, des pots, des grands et des petits, en rangée, en escalier, perchés sur le muret et toute une harmonie de bleus de turquoises de verts qui rappellent les couleurs des murs assyriens de Babylone. Pourquoi pas après tout ?
Et les lavandes, camélias, colonies de joubarbe, et plantes aromatiques.
Voilà planté le décor où continuellement, la nuit, le jour, l'été ou l'hiver se jouent la vie et même des guérillas sans cesse renouvelées où se croisent les plus inventives des stratégies de conquêtes et de défense du territoire. Et dans ce territoire-ci, les plantes et les arbres ont bien besoin de l'aide des hommes.
Voilà pourquoi.
4
Nous sommes en ville, à Wiesbaden précisément au confluent du Rhin et du Main.
Les fleuves, la forêt et les parcs, et dans les parcs des oiseaux.
Toutes sortes d'oiseaux parmi lesquels de fameux jacasseurs verts, des petits perroquets qui voyagent d'un parc à l'autre. Des voyages bien organisés avec escales sur les terrasses, ou bien sur les arbres des avenues.
Ces dernières années les perroquets ont tellement proliféré qu'ils sont des milliers à sillonner la ville. Chaque soir ils se retrouvent, plusieurs centaines réunis dans quelques platanes du centre-ville. Ils y jacassent leur journée et s'endorment d'un coup.
Silence.
Coucher du soleil.
Malheureux arbres sur lesquels ces bavards et braillards ont jeté leur dévolu. Les becs crochus les ont écorchés et dépecés puis privés de leur écorce et de leurs pousses les plus fraîches. Restent de hauts géants aux bras dénudés.
Avertissement : Nous humains, évitons le couvert de ces platanes.
5
Dans le Jardin Perché, les perroquets verts de passage, des pigeons entêtés, mais aussi un écureuil malin, et des limaces, des fourmis et autres pucerons voraces tentent incessamment de s'approprier définitivement ce mini territoire. Leurs méfaits menacent la végétation et dérangent aussi les humains de la Terrasse. Ce qui déchaîne les hostilités et le déploiement de stratégies des plus fantaisistes aux plus cruelles.
La lutte qu'eut à mener la jardinière qui est aussi la fille du narrateur fut la « bataille du nid …de pigeons ». Cette bataille s'est jouée d'année en année et n'est toujours pas terminée. A peine oubliées les hostilités de l'année précédente, la bataille se réengage avec de nouvelles armes.
Au début, deux pigeons qui s'aimaient d'amour tendre (hum …) souhaitèrent fonder une famille. Ils choisirent pour construire leur foyer le sommet bien plat du Pin Parasol dans son grand pot. Avec constance et fébrilité ils entassaient, collaient plâtraient les matériaux et dérangeaient, évidemment, l'ordonnancement du jardin.
Passé le temps de l'étonnement, de l'observation et de la réflexion, il fut décidé, la mort dans les âmes d'interrompre l'installation.
6
Mais, comment s'y prendre ?
Intimider, l'intimidation … c'est une manière, douce encore ? Il faut tenter.
Un énorme corbeau en plastique fut installé sur le sommet du Pin. Les pigeons disparurent.
Efficace …une, puis deux années…mais le pigeon s'adapta…
Alors, la dissuasion. Actons ! Le corbeau noir et immobile, ils avaient compris, mais des girouettes multicolores qui tournent avec le vent, affoleront peut-être. Essayons.
Le pin fut décoré comme un arbre de noel, en plein été. Les pigeons s'en allèrent. Mais toutes ces couleurs, tout ce plastique c'était moche quand même.
L'année suivante le Pin Parasol fut déménagé conformément à son désir profond qui voulait plus de soleil et encore plus. Il occupa désormais le bord de la terrasse et les pigeons migrèrent.
Oui les pigeons migrèrent, à quelques mètres de là.
Pendant les vacances de la jardinière, encore plus haut, dans un coin de la glycine, à l'abri du vent et des regards, là où les feuilles sont bien touffues. Et Il ne fut pas question d'enlaidir la glycine d'affolants.
Le pistolet à eau peut-être ? Il y a un jeune garçon dans les parages …
7
Il est des récits qui s'interrompent parfois pour … omettre des actions dérangeantes, voire plutôt laides.
Celles qui concernent les armes létales, par exemple.
Chut…
Du haut de la glycine, les pigeons voient-ils le ballet incessant des fourmis qui renaissent chaque année dans le pot du Tilleul Sacré ?
Qui sait ?
Il faut regarder la réalité en face, le Tilleul sacré a besoin de changer de pot. De ridiculement petit dans son grand pot il est devenu trop grand dans son petit pot qui a le malheur d'héberger aussi une fourmilière et la jardinière ne sait comment s'y prendre, ici au troisième étage pour loger le tilleul sacré dans un plus grand pot.
Alors, en attendant, les fourmis parcourent la journée entière le tronc et les branches et sous les feuilles débusquent les pucerons dont ils malaxent le ventre pour en extraire le miellat qui nourrira leur engeance.
Voilà une petite entreprise bien menée par les fourmis mais assez désastreuse pour les tendres feuilles du Tilleul dévorée par les pucerons.
8
La vie du Tilleul n'est pas des plus confortables. D'autant que des plumes vertes ont été retrouvées à son pied. Des plumes vertes ?
Mais aussi de la terre, des petits tas de terre éparpillés et le pot du tilleul bien fourragé ainsi que celui d'un confère dont les pousses tendres ont été dévorées. Encore une fois !!
Le coupable s'était désigné. L''écureuil ! l'écureuil furtif et fantasque, l'écureuil presque apprivoisé, observé depuis des années et qui s'enhardit petit à petit.
Il sait qu'ici on lui vaut du bien. Il circule sur les toits, se laisse glisser sur la gouttière pour atterrir sur le Tilleul et grignote tranquillement les pousses vert tendre, vole les noix de Grenoble achetées pour lui et pour qu'il les fasse disparaître. C'est tellement amusant, tiens, l'écureuil est passé.
L'écureuil visite régulièrement les pots où il a recélé ses provisions et pris en flagrant délit ne détale plus. Il se dresse, posture de défense, les yeux dans les yeux.
Heureusement, les écureuils cachent les graines ! Et chaque année un petit plaisir nouveau, un petit noyer de Grenoble pointe une tige dans un pot.
Il n'y a pas de doute, l'écureuil est ici chez lui, il lui arrive mème de passer la tête au travers de l'imposte de la chambre.
Ici s'achève l'histoire su Jardin Perché, Pour l'instant.
Là-haut comme une illusion avec ses surprises, il s'installe et comme derrière un rideau, disparaissent les alignements gris, verticaux et horizontaux et les rangées de fenêtres anonymes et les inconnus qui les ferment et les ouvrent.
Grand Chef tu as oublié: LES CORNICHONS
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